Choucri : L’Ethiopie ne devrait pas se dérober à une obligation légale faite de son plein gré

Test Acount Mercredi 04 Mars 2020-14:07:29 Actualités
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choucri
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choucri

Le fait que l’Ethiopie est propriétaire du Barrage de la Renaissance ne lui permet pas de se dérober à une obligation légale faite de son plein gré ou de contrôler individuellement le fleuve du Nil, artère de vie en Egypte depuis l’aube des temps, a déclaré hier mardi le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choucri dans une interview accordée à la télévision égyptienne, rapportée par la MENA.

“L’Ethiopie doit réaliser que le Nil traverse plusieurs pays qui ont des droits et des intérêts”, a-t-il dit dans une interview accordée au programme télévisé “21H00”, qualifiant d’équitable et d’équilibré l’accord, cristallisé par les Etats-Unis et la Banque Mondiale à Washington les 27 et 28 février, avec la participation des trois parties (Egypte, Ethiopie et Soudan) aux négociations parrainées par les Etats-Unis et la Banque Mondiale, pendant plusieurs mois.

Le chef de la diplomatie égyptienne a exprimé son indignation envers l’absence de l’Ethiopie au dernier round de négociations tenu les 27 et 28 février, indiquant que l’accord est en harmonie avec le droit international et veille sur les droits et les intérêts des trois pays. Choucri a exprimé son rejet du communiqué publié par les ministères éthiopiens des Affaires étrangères et de l’Eau sur le dernier round de négociations dont l’Ethiopie s’est absentée. “Ce communiqué est une dérobade de l’Ethiopie à ses engagements dictés par le droit international, notamment la Déclaration de principes signée le 23 mars 2015 par l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie, exigeant la signature d’un accord avant le remplissage et le fonctionnement du barrage”, a-t-il affirmé.

“Le communiqué de l’Ethiopie comporte une déclaration flagrante de sa part de violer ses engagements inclus dans la Déclaration de principes”, a-t-il ajouté, indiquant que l’Egypte avait paraphé l’accord convenu sous la houlette des Etats-Unis. Et le chef de la diplomatie de préciser que l’Egypte avait paraphé l’accord comme preuve de son sérieux et de son appréciation pour les efforts déployés par les Etats-Unis et la Banque Mondiale et vu que l’accord réalise l’intérêt hydrique égyptien sans manquer aux droits de l’Ethiopie en tant que propriétaire du barrage.

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